5) Quelques fondamentaux de l’économie française

La balance commerciale des biens
Le Produit Intérieur Brut

sources : documents du Ministère du Commerce et de l’Industrie : dossier de presse du 7 février 2012.

 

1) Synthèse : solde négatif de -70 Md€ (pour – 52 Md€ en 2010)

La balance commerciale  2011 est négative, et elle enregistre une nouvelle dégradation par rapport à 2010.

Les flux (importations = 498 md€ et exportations = 429 md€) sont en hausse sensible (respectivement + 12% et + 9%), ce qui traduit une reprise forte des échanges avec le reste du monde; évidemment le fait que les importations augmentent plus vite que les exportations est préoccupant.

Le solde des importations – exportations d’energie connait d’importantes fluctuations, sous le double effet de la variation dollar contre euro (le pétrole et le gaz s’achètent en dollars) et surtout sous l’effet du prix du pétrole, très fluctuant; peu de gens savent que si la France est un gros importateur d’énergie ((87,2 Mds en 2011), elle est aussi un exportateur important (24,8 Mds d’€), principalement d’électricité.

Ainsi les 3/4 de la détérioration su solde 2011/2010 ( 18 md€) s’explique par la détérioration du solde énergie.

Hors énergie cependant le solde de la balance commerciale reste négatif, et la dégradation s’accentue par rapport à 2010 (-25 mds € contre -20 en 2010 et -14 en 2008) : ceci signifie que les échanges commerciaux de produits agricoles, agroalimentaires et industriels sont significativement déficitaires (7% de la valeur des exportations).

La tendance à la dégradation observée depuis le début de la décennie 2000 ne s’inverse pas.

 

2) Poids relatif de la France dans le commerce mondial

a) Sur le marché mondial

La part de marché de la France dans le commerce mondial est de 3,3 % en 2011 … contre 4,9% en 2003 : l’érosion est forte; elle est la résultante à la fois d’une perte relative d’importance de la France par rapport aux autres pays industriels, mais aussi d’une part croissante prise par les économies dites émergentes, ou plutôt émergées !! (Chine, Brésil, Russie).

A titre d’exemple la part de marché de l’Allemagne est de 8,4% (2,5 fois plus que la France) , Italie 3%, Espagne 1,6%.

La France conserve en 2011 sa place de 5ème exportateur mondial de biens, l’Allemagne est passé 2ème en 2009, derrière la Chine.

b) Au sein de l’OCDE

La part de marché de la France vis à vis de l’OCDE (principaux pays industrialisés hors pays dits émergents) est passé de 8% en 2002 (8,6% en 1980) à 6,2% en 2011, soit une baisse de 25% : c’est considérable ! C’est une autre façon d’illustrer la perte de compétitivité de la production made in France par rapport non pas à la Chine, mais à d’autres pays comparables, sur la dernière décennie.

Pour être totalement rigoureux dans l’analyse 5 pays ont rejoint l’OCDE depuis 2000 : Chili, Estonie, Israel, Slovénie, République Slovaque : l’OCDE s’étant élargi depuis 2000, toutes choses égales par ailleurs, comme l’on dit, il est normal que la part de marché de la France se soit légèrement réduite, même si ces pays, sans vouloir être désobligeant, ont une écnomie qui pèse peu !

  • A titre d’exemple celle de l’Allemagne est de 16,2%, contre 14,5% en 2002, soit en augmentation significative.
  •  la part 2011 des Etats Unis est de 16,7%, du Japon de 9,6%, toutes deux stables sur la décennie 2000-2010.
  •  Pour mémoire la part 2011 de l’Italie est de 4%, en déclin continu depuis 1995 (6,3%), celle de l’Espagne de 3,1% (2,9% en 1995), celle du Royaume-Uni de 6,1% (dito la France), contre 6,8% en 2003 et 7,1% en 1995.

 Hors l’Allemagne le déclin de la part de marché au sein de l’OCDE des grands pays européens sur la dernière décennie est une réalité.

3) Balance commerciale par principaux secteurs d’activité

Les produits agricoles, l’agroalimentaire, les boissons, le matériel de transport (hors automobile et aéronautique), l’aéronautique,les produits chimiques et les parfums/cosmétiques et dans une moindre mesure la pharmacie ont un solde positif depuis plusieurs années.

Les trois 1ers excédents sont dans l’ordre l’aéronautique (17,7 Mds en 2011), l’agroalimentaire (11,4 Mds), le matériel de transport (11 Mds); le 4ème est représenté par les boissons (9,5 Mds).

  • L’agroalimentaire est en excédent de 11,4 Mds, soit son record historique . La France conserve son 4ème rang mondial : sourires !

Cependant l’Allemagne et les Pays-Bas sont devant la France au classement mondial : voilà qui prête à réflexion, lorsque l’on connait les atouts de la France (forte agriculture) et la puissance de sa tradition culinaire; il faut corriger ses faiblesses et développer ses forces : l’agroalimentaire en est une, mais elle n’est pas au niveau que l’on pourrait espérer.

  • L’aéronautique reste plus que jamais le point fort des exportations françaises, gràce aux succès d’Airbus; il progresse fortement ces dernières années (il était autour de 9Mds sur la période 2002 -2005).

L’automobile, les biens d’équipements,les autres produits industriels, le textile/chaussures, le bois -papier -carton, les produits plastiques, métallurgiques et autres manufacturés présentent un solde négatif depuis plusieurs années. La tendance est à la dégradation de ces soldes depuis 2009.

Les trois 1ers déficits hors énergie sont dans l’ordre les autres produits industriels (-26,2 Mds, en très forte dégradation depuis 2008), les biens d’équipements (-20,5 Mds), le textile-chaussures (-12,3 Mds).

La faiblesse de l’industrie hors grands équipements apparait ainsi de façon très claire.

 

La France est réputée dépendre de grands contrats pour ses exportations; sans avoir trouvé de définition claire des grands contrats, les chiffres du Trésor annoncent 28 Mds € pour 2011, soit 6% environ du total des exportations; la dépendance est donc moins forte qu’imaginé; en revanche la sensibilité du solde de la balance commerciale à la signature de ces grands contrats est évidemment plus forte.

 

4) Analyse des échanges de la France par pays

Pas d’évolution significative des principaux pays partenaires de la France :

a) Analyse des exportations 2011

  • 61% dans l’Union Européenne à 27 pays; les 61% se répartissent ainsi : Allemagne 17%, Italie, Espagne, Belgique et Royaume -Uni à égalité à 7%, le solde (15%) avec les autres pays.
  • Le solde se répartit principalement entre Asie (12%), Amérique (9%) et Afrique (7%)
  • La Chine est le 8ème client de la France, et le montant des exportations progresse significativement (+23% en 2011, ce qui est considérable !); il représente 56% des exportations françaises aux EU.

Il faut noter que les exportations françaises 2011 vers l’Asie ont crû de 35% depuis T1 2008 tandis qu’elles sont en baisse de 8% environ avec l’Union Européenne.

b) Analyse des importations 2011

L’Allemagne représente de très loin le 1er fournisseur de la France, pour un montant de 86 Mds d’€ en 2011; à niveau quasiment équivalent (entre 37 et 41 Mds d’€) on trouve la Chine (évident), mais aussi la Belgique et l’Italie !!

c) Analyse du déficit par pays

En tendance sur plusieurs années  le déficit de la balance commerciale avec l’Union Européenne se dégrade (36,7 Md € en 2011); il est par exemple de 17 Mds avec l’Allemagne… et de 9 Mds avec la Belgique (notre 3ème déficit !! « va comprendre Georges un tel déséquilibre avec la Belgique… »); le 1er déficit reste avec la Chine (27 Mds d’€). En revanche le déficit avec l’Asie tend à se réduire, du fait de la forte croissance des exportations (+14,2% en 2011).

 

5) Quelles sont les entreprises exportatrices ?

a) Nombre d’entreprises exportatrices

Ce nombre est en baisse continue depuis 2000 (132 000 entreprises), 117 000 en 2011; la baisse semble enrayée depuis 2009.

b) Contribution des entreprises à l’exportation selon leur taille en nombre de salariés

3% du nombre des entreprises (> 250 salariés) font 56% des exportations en valeur; cela signifie donc évidemment que 97% des entreprises font 46% des exportations, soit pour celles-ci un montant moyen par entreprise de 2 m€ environ.

L’appareil exportateur français est donc très concentré sur quelques entreprises, plutôt que s’appuyer sur un nombre important d’entreprises exportatrices.

 

6) Compétitivité prix -compétitivité coût

a) Définition

Il s’agit ici de comparer les prix de vente des produits made in France et les coûts salariaux unitaires en France par rapport à ceux d’autres pays ou ensemble de pays, de façon à faire des comparaisons :

  • moins les coûts salariaux unitaires sont élevés et plus la compétitivité coût de la France est élevée.
  • moins les prix de vente sont élevés et plus la compétitivité prix de la France est élevée.

b) Principaux constats

compétitivité coût :

La compétitivité coût de la France par rapport à la zone euro s’est dégradée de 6% environ depuis 2000; depuis 2000 six nouveaux pays ( Grèce, Slovénie,Chypre, Malte, Slovaquie et Estonie) sont entrés dans la zone euro, avec des coûts salariaux inférieurs à celui de la France : la baisse de la compétitivité coût est donc somme toute peu significative sur la période.

En revanche la compétitivité coût de la France par rapport à la zone OCDE s’est dégradée de 22% environ depuis 2000 : là c’est considérable !

Pour information pendant cette même période la compétitivité coût de l’Allemagne s’est amélioré de 17% par rapport aux pays de l’OCDE.

 

Compétitivité prix :

La compétitivité prix de la France par rapport à la zone OCDE s’est dégradée d’environ 2% depuis 2000; c’est donc peu significatif; on ne peut donc pas attribuer la perte de part de marché au sein de l’OCDE depuis 2000 (voir ci-dessus) à des prix de vente trop élevés :

c’est donc que l’attrait des produits made in France s’est réduit depuis 2000 par rapport à ceux d’autres pays : il n’y a pas d’autre explication possible !

La réponse est dans l’innovation, pour séduire à nouveau les consommateurs du monde, dans les secteurs en souffrance.

 

 Conclusion

  • De vrais atouts, certains à préserver, certains sous-utilisés à développer.
  • Des faiblesses qui sont autant d’objectifs de reconquête à se donner (je ne crois pas à la fatalité).
  • Au boulot les chefs d’entreprise, les salariés, les pouvoirs publics : pragmatisme et cohérence des actions, pour un beau projet collectif.

source : rapport 2010 de la Banque de France sur la balance des paiements et la position extérieure de la France.

 

La balance des paiements : préambule

Le compte financier de la balance des paiements de la France présente les flux financiers entrants et sortants relatifs aux opérations suivantes : investissements directs, investissements de portefeuille, prêts et emprunts réalisés entre résidents et non-résidents français (les définitions un peu plus loin dans le texte).

Le solde 2010 est un solde entrant de 18.2 Mds (les entrées de capitaux dépassent les sorties).

 

I) Les investissements directs (le solde est une sortie de 37.9 Mds)

1) Définition

Les investissements directs à l’étranger (IDE) sont des flux de capitaux qui sont investis dans des sociétés contrôlés par l’investisseur; en celà ils se distinguent des investissements dits de portefeuille, voir plus loin, pour lesquels l’investisseur ne détient aucun contrôle ni influence sur la société dans laquelle il investit (comme vous et moi lorsqu’on investit via le PEA).

Le volume croissant des IDE matérialise la mondialisation croissante des économies, c’est à dire leur interpénétration croissante.

Pour un pays, recevoir beaucoup d’investissements directs de résidents étrangers matérialise son attractivité pour les investisseurs étrangers : c’est considéré comme positif pour son développement économique…

Sauf à mon sens si ces investisseurs étrangers, plus fortunés, empêchent des investisseurs résidents d’investir eux-mêmes (risque d’un phénomène d’éviction); dans ce cas du travail est créé dans le pays bénéficiaire de l’investissement direct, mais les grands bénéficiaires, les actionnaires, ne sont pas des résidents du pays qui reçoit ces investissements.

 

2) Les investissements directs de résidents français à l’étranger (cf tableau T2.2  page 21)

Ces investissements sont soit sous la forme de bénéfices locaux réinvestis localement, soit sous forme de véritables transferts (essentiellement des opérations de fusions-acquisitions).

Ces investissements s’élèvent à 50,7 Mds en 2010, en forte réduction depuis 3 ans (82.2 Mds en 2007); ils sont à 40% sous forme de bénéfices réinvestis.

  • L’analyse sectorielle de ces investissements montre essentiellement le dynamisme du secteur financier, qui représente une large part des investissements directs à l’étranger.
  • L’analyse géographique montre que la zone euro concentre 61% des investissements directs français.

3) Les investissements directs de résidents étrangers en France (cf tableau T2.3 p 23)

Ils s’élèvent à 12.8 Mds, stable par rapport à 2009 mais en forte réduction par rapport à 2008 (32.4 Mds). Ils viennent essentiellement du Luxembourg…ce ne sont évidemment pas des fonds luxembourgeois, mais des fonds qui transitent par le Luxembourg pour des raisons fiscales !!

4) Le solde

Il est systématiquement négatif de plusieurs dizaines de milliards, les ID de résidents français à l’étranger sont systématiquement supérieurs à ceux de résidents étrangers en France.

Le solde est négatif de 38 Mds en 2010, de 62 Mds en 2008, 1.5 Md en 2002  et 145 Mds en 2000 !

Que penser de ce solde très négatif ?? J’avoue ma perplexité !!  Si un lecteur a un avis sur la question il est bienvenu !

 

II) Les investissements de portefeuille (le solde est une entrée de 119 Mds); cf p 24.

1) Les investissements de résidents français en titres étrangers (entrée nette de 23.2 Mds)

Les investissements français en titres étrangers représentent normalement une sortie… sauf si les ventes dépassent les achats (on parle alors de désinvestissement !!).

En 2010 ils génèrent des flux de capitaux entrants, puisqu’en 2010 les résidents français ont vendu pour 23.2 Mds de titres étrangers ; l’évolution par rapport aux années précédentes est considérable, puisqu’en 2008 et 2009 les flux de capitaux étaient sortants, respectivement de 98 Mds et 77 Mds.

Les ventes concernent principalement des titres de dette à court terme, les résidents français continuant d’acheter des actions. Les ventes sont principalement le fait d’institutions financières monétaires (IFM), qui se sont séparé de titres de dette (particulièrement grecs, irlandais, portugais, dont le remboursement est devenu problématique) ; de façon plus étonnante de titres des îles Caïman ???

2) Les investissements de non-résidents en titres français ( entrée nette de 96.7 Mds)

 La moitié des acquisitions portent sur des titres publics (47 Mds), 1/3 sur des titres émis par les IFM. Les non-résidents souscrivent en 2010 plus de la 1/2 des émissions de dette des résidents français.

 Le taux de détention par les non-résidents de la dette négociable de l’Etat (instruments de dettes OAT, BTAN et BTF) est de 68% fin 2010.

En revanche les non-résidents sont vendeurs nets d’actions françaises en 2010, pour 6 Mds.

III) Les autres investissements (opérations de prêts-emprunts) : sortie de 92 Mds

 Cette sortie de cash est la résultante d’un fort désendettement des résidents français  (118 Mds de sortie de cash) et d’une souscription modérée par les non-résidents d’emprunts au bénéfice de résidents français (entrée de cash de 26 Mds).

Conclusion : la position extérieure de la France (- 192 Mds)

Elle mesure la différence entre la valeur de marché des avoirs à l’étranger des résidents français et la valeur des avoirs en France des non-résidents :

Cette différence était quasiment nulle jusqu’en 2007; elle est devenue négative depuis, et représente 192 Mds soit 10% du PIB annuel fin 2010: celà signifie que la valeur des biens détenus par des résidents étrangers en France est devenue supérieure à la valeur des biens détenus par des résidents français à l’étranger.

Celà signifie que s’il fallait que les résidents français remboursent les résidents étrangers de leur valeur détenue en France, alors, après avoir vendu 100% des avoirs des résidents français à l’étranger, il manquerait encore 192 Mds (1.5 mois de PIB), à puiser dans les économies des résidents français.

présentons la photo de la position extérieure de la France à fin 2010 (en Mds) sur les principaux postes (p 75):

Investissements directs

  • Français à l’étranger : 1 140 (+90% depuis 2002)
  • Etrangers en France : 755 (+80% depuis 2002)

croissance équivalente depuis 2002; solde positif de 385 Mds.

Investissements de portefeuille

  • titres étrangers détenus par des Français : 2 100
  • titres français détenus par des étrangers : 2 450

solde négatif de 350 Mds.

Produits financiers dérivés

  • titres étrangers détenus par des Français : 325
  • titres français détenus par des étrangers : 397

solde négatif de 73 Mds.

en conclusion :

  • Le total des avoirs des résidents français à l’étranger est de 5 057 Mds.
  • Le total des avoirs des résidents étrangers en France est de 5 249 Mds.
  • La différence est un solde négatif de 192 Mds.

Je ne sais pas tirer une conclusion du fait que le signe soit négatif, et que la tendance soit à l’augmentation de ce chiffre négatif : merci de votre aide !!

 

1) Préambule

source : site Banque de France : les comptes financiers de la Nation 2010 Frédéric DELAMARRE et Franck SÉDILLOT
Direction des Statistiques monétaires et fi nancières – Service d’Études et de Statistiques des opérations fi nancières

 

Les comptes financiers de la France mesurent, pour chacun des cinq acteurs résidents suivants (ménages, entreprises non-financières, administrations publiques, sociétés financières et compagnies d’assurance) les activités d’emprunt et de prêt réalisées au cours d’une année.

On compare traditionnellement l’épargne financière des ménages avec les besoins de financement des sociétés non financières (les entreprises) et ceux des administrations publiques (Etat, collectivités locales, Sécurité Sociale).

Si l’épargne des ménages est inférieure à ces besoins de financement, alors ceux-ci doivent être satisfaits par du financement apportés par des non-résidents (des investisseurs étrangers) et pour le reste par des prêts consentis par le secteur financier.

En 2010 le besoin de financement des administrations publiques (137 Mds) et des entreprises non-financières (25 Mds) excède largement la capacité de financement des ménages (88 Mds); le complément de financement est apporté à la fois par de la dette souscrite par les entreprises et les administrations publiques auprès de non-résidents et auprès du secteur financier.

2) Les ménages

Les ménages sont toujours, pris dans leur ensemble, des épargnants nets.

a) Leur capacité d’épargne

flux d’épargne brute : 208 Mds en 2010

 c’est ce qui restent des revenus, une fois toutes les dépenses payées, sauf celles liées à l’achat du logement et aux dépenses de gros entretien.

dépenses d’acquisition de logement et de gros entretien : 120 Mds en 2010

flux épargne financière :  88 Mds en 2010

C’est la différence annuelle entre l’épargne brute et les dépenses liées au logement; elle est exprimée en % du revenu disponible  brut (RDB), et représente 6,6% en 2010.

 

b) Les emprunts contractés par les ménages

Ce sont soit des emprunts immobiliers, soit des crédits à la consommation.

Les ménages ont empruntés 62 Mds en 2010, dont 59 Mds d’emprunts immobiliers.

L’endettement total des ménages est de 1050 Mds fin 2010 (environ 55% du PIB). L’endettement des ménages en % de leur revenu disponible brut annuel est de 77% en 2010 : celà signifie qu’il faudrait consacrer l’intégralité des revenus de janvier à septembre inclus pour rembourser la dette.

La connaissance du taux d’endettement de ménages et de celui de leur épargne financière permet de mesurer leur capacité :

  • d’augmenter leur endettement (pour consommer plus par exemple et soutenir ainsi le PIB, sous réserve que ce surcroit de consommation ne profitent pas aux importations).
  • de supporter des impôts supplémentaires (pour rembourser la dette publique).

La dette 2010 des ménages représente près de 12 années d’épargne financière 2010 (les ménages ont épargné en 2010 6.6% de leur revenu disponible brut).

c) Les principaux placements des ménages

 Les placements réalisés par les ménages se répartissent principalement sur les instruments financiers suivants :

  • Comptes d’épargne 
  • Comptes d’épargne à long terme
  • Assurance -Vie, le placement préféré de loin;  le total investi augmente de 77 Mds en 2010, essentiellement sur des contrats en euros.
  • Actions
  • OPCVM

La valeur placée chaque année évolue, le choix des instruments financiers également.

3) Les entreprises non-financières résidentes

a) leur capacité d’épargne

  • Dans leur ensemble les entreprises dégage de leur activité annuelle une capacité de financement, c’est à dire de l’argent disponible (143 Mds en 2010).
  • Les entreprises ont besoin chaque année de financer des investissements non financiers pour se développer, remplacer des machines obsolètes : ce montant à financer chaque année est en général supérieur à la capacité de financement dégagée par leur activité .
  • Par ailleurs les entreprises procèdent également à des investissements financiers (achat de titres d’autres sociétés…)

=> les entreprises ont donc besoin structurellement de financement, et donc de trouver des prêteurs et des actionnaires qui acceptent de les financer.

b) Les emprunts (32 Mds en 2010)

Les entreprises empruntent soit aux établissements de crédit (banques) , soit pour les plus importantes directement sur les marchés financiers, auprès d’investisseurs qui achètent des titres de dette.

c) Les augmentations de capital (108 Mds en 2010)

L’augmentation de capital est la 2ème façon pour une entreprise de se financer; elle émet des actions nouvelles, qu’elle vend à des investisseurs qui deviennent des actionnaires dès lors qu’ils ont acquis ces actions.

 d) Les placements financiers 115 Mds en 2010

 

4) Les administrations publiques

a) leur capacité d’épargne (besoin de 137 Mds )

Elle est négative, puisque les comptes publics sont en déficit…comme chaque année depuis 1975 !!

b) Les emprunts (139 Mds)

Elles empruntent, principalement en émettant des titres de dette (voir l’article sur France Trésor, qui explique comment l’Etat se finance).

c) Les placements

 Le sujet est anecdotique, tant que le budget des comptes publics est en déficit.

 

5) Les compagnies d’assurance

a) Les emprunts (99 Mds)

Les compagnies d’assurance collectent de l’argent sous forme :

  • de réserves techniques (quote-part de  primes d’assurance dommage = assurance véhicule et habitation),
  • de vente de produits d’assurance- vie, principalement souscrits par les ménages,
  • d’emprunts

Elles procèdent également à des augmentations de capital (0.7 md en 2010).

b) les placements (86 Mds)

Les montants définis au a) sont placés par les compagnies d’assurance sur différents instruments financiers :

  • des titres de créances (des titres de dette sur des entreprises ou des Etats)
  • des actions d’entreprise, directement ou indirectement

 

6) Le secteur bancaire 

Globalement il se désendette de 64,5 Mds, après avoir procédé à 4 Mds d’augmentation de capital.

 a) les emprunts ( en-cours en hausse de 148 Mds)

Il se finance gràce à 2 sources :

  • les dépots des acteurs non-financiers résidents (l’en-cours augmente de 74 Mds en 2010)
  • les emprunts à des investisseurs ( l’en-cours augmente de 74 Mds)

b) Les placements (en cours en hausse de 156 Mds)

  •  prêts aux acteurs non financiers ( hausse des en-cours de 83 Mds);
  •  achat d’actions (hausse de l’en-cours de 64 Mds)
  •  achat de titres de dette (hausse de l’en-cours de 9 Mds) , sur des entreprises et des Etats.

c) refinancement – prêt sur le marché financier et auprès de la Banque de France : son endettement baisse de 56.5 Mds)

  •  auprès de la Banque de France ( l’en-cours de dette baisse de 70 Mds)
  • auprès d’établissements financiers non Banque de France , sur le marché inter-bancaire (l’en-cours de dette augmente de 13.5 Mds).

d) Augmentation de capital (4 Mds)

1) Définition du PIB

Je dois vous avouer avoir beaucoup butté sur cette notion, pas simple à expliquer clairement ; j’espère que vous serez satisfait de ce que vous allez lire ; je reste intéressé par vos contributions pour rendre mon propos encore plus clair.

Le Produit Intérieur Brut est une notion économique inventée peu avant la 2ème Guerre Mondiale et qui a comme objectif de mesurer la richesse produite par les acteurs économiques résidents dans un pays (entreprises, ménages, administrations publiques).

Il existe plusieurs façons de le définir, plus ou moins compliquées à comprendre ; je vous propose celle qui me semble la plus simple : la définition par l’usage de la richesse produite .

Les acteurs économiques créent de la richesse par leur activité économique sur le territoire français (le PIB) ; par ailleurs ils importent d’autres pays des biens et des services (les Importations).

Quel usage font-ils de cette richesse ?

Ils consomment (Consommation), ils investissent (Investissement = achat par les entreprises de machines, véhicules, immobilier), ils constituent des stocks ou les réduisent (Variation de stocks), ils exportent (Exportations).

 Lavoisier, un grand chimiste français du XVIIIème siècle, a écrit :

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » : cette constatation s’applique également à notre sujet  !

PIB = demande intérieure + exportations nettes (importations déduites) + variation de stocks de biens

  • demande intérieure : c’est la consommation des personnes physiques et des administrations publiques (les deux constituent les consommateurs finaux; cette définition qui exclut la consommation des entreprises évite les doubles comptages), majorée des investissements .
  • le montant des exportations nettes complète la demande intérieure pour définir le PIB (il s’agit bien de richesse produite en complément).
  • les variations de stocks sont également à prendre en compte : si les stocks des acteurs économiques résidents augmentent, la variation est positive et traduit bien un complément de richesse produit; à contrario si les stocks baissent, celà signifie qu’une partie de la demande a été satisfaite en destockant, et donc ne correspond pas à de la richesse créée dans l’année.

 

 2) Les imperfections du PIB comme indicateur de mesure de la richesse produite

Elles sont nombreuses, je n’en citerai ici que quelques-unes, une littérature abondante existe sur le sujet :

  • La correction de désordres consécutifs à une production de richesse augmente également le PIB ; je m’explique plus clairement:

Je produis des biens en polluant une rivière, le PIB augmente de la valeur produite

Je dépollue la rivière : le PIB augmente de la valeur de marché de l’action de dépollution.

  • Le PIB valorise de la même façon une énergie consommée, qu’elle soit renouvelable ou pas : tout le monde comprend que la consommation d’une énergie non renouvelable en réduit le stock et correspond à une perte de richesse.
  • Réaliser un ouvrage augmente le PIB de façon légitime ; le détruire aussi…

 3)  De l’usage du PIB dans l’appréciation des finances publiques, et notamment de l’endettement

 Le PIB est usuellement utilisé comme référence pour une comparaison avec l’endettement public.

L’endettement public est exprimé en % du PIB ; il atteint 100% lorsque les deux sont égaux, il dépasse 100% lorsqu’il est supérieur au PIB.

 La comparaison est-elle pertinente ? Essayons de bien la comprendre :

le PIB est la base taxable, c’est à dire celle sur laquelle les impôts et les cotisations sont calculés. Bien évidemment plus le PIB est élevé et plus le montant d’impôts et de cotisations sociales que l’on peut prélever est important; et donc il sera plus aisé de rembourser de la dette… dès lors que les dépenses à financer par l’impôt et les cotisations sociales ne sont pas trop élevées !!

 A nouveau si on devait comparer avec une famille on dirait la chose suivante :

  • Le PIB du pays représente les revenus du ménage.
  • La dette publique représente la dette du ménage.
  • Comparer la dette publique au PIB c’est donc comparer la dette du ménage à ses revenus : ce n’est pas absurde !
  • La capacité de remboursement de la dette publique est égale à l’excédent budgétaire (Etat, Sécurité Sociale, Collectivités locales).

Pour mémoire ce que font toutes les banques c’est comparer la dette non pas aux revenus du ménage, mais à sa capacité de remboursement !

Le problème de la France c’est que sans réforme structurelle sa capacité de remboursement est nulle !!

Pour autant l’intérêt de cette comparaison dette-PIB c’est de pouvoir l’appliquer à tous les pays, afin de comparer leur situation respective; pour autant sans l’éclairage des excédents budgétaires la comparaison est  très imparfaite.

 

A) Solde global 2010 de la balance des transactions courantes

En 2010 il  est négatif de 33,7 M€; il est structurellement négatif depuis 2005, et se dégrade  chaque année : la tendance est donc préoccupante.

La balance des transactions courantes est négative principalement à cause des échanges de biens (solde à -53,7 Mds) ; les prestations de service (solde à + 10 Mds) et les revenus des investissements (solde à +36,5 Mds) ne suffisent pas à compenser, sachant que les transferts présentent un solde négatif de 26,5 Mds.

La dégradation depuis 2005 s’explique principalement par la dégradation du solde des échanges de biens, des services et des transferts ; seul le solde des revenus s’améliore.

B) Solde détaillé par catégorie

1. Le solde des importations - exportations de biens

Qu’est-ce qu’un bien ?

Un bien désigne tout objet, petit ou gros, fabriqué ou issu de l’agriculture, la pèche , qui se vend ou s’achète :

ex : voiture, ordinateur, vêtement, meuble, chaussures…

Qu’est-ce que le solde ?

 Il mesure la différence  entre la valeur des biens vendus à l’étranger et la valeur des biens importés de l’étranger.

A combien se monte le solde ? – 53,7 Mds

ce solde est négatif de 53,7 Mds en 2010, ce qui signifie que les importations de biens sont supérieures de 53,7 Mds aux exportations. Ce solde est en forte dégradation par rapport à 2009 (-43,1 M€); Il est négatif depuis l’année 2000 sauf 2001, 20012 et 2003.

Ce solde négatif signifie que les biens fabriqués en France ne sont pas suffisamment attractifs, tant pour les Français (qui rèvent par exemple tous d’acheter une Audi plutôt qu’une Peugeot !! ) que pour les étrangers.

Le nombre d’entreprises qui exportent est en baisse en 2009 et en 2010, une tendance évidemment préoccupante.

Pour plus de détail, se reporter à l’article sur la balance commerciale des biens.

2.  Le solde des achats et ventes de prestations de services

qu’est-ce qu’un service ?

Les services regroupent les transports de marchandises, le tourisme et les voyages professionnels, les autres services (prestations d’assurance, financières, informatiques, de construction…) bref tout ce qui peut se vendre et s »acheter et qui ne constitue pas un bien.

Qu’est-ce que le solde ?

Le solde mesure la différence  entre la valeur des services achetés par des étrangers à des entreprises résidentes en France et la valeur des services achetés à des  étrangers par des entreprises résidentes en France….

petit exemple pour faire plus simple :

Un Suisse achète à une entreprise française la construction d’un immeuble : c’est de l’argent qui entre chez un résident français (signe +) .

Une entreprise française achète un logiciel informatique à une entreprise américaine : c’est de l’argent qui sort de la poche d’un résident français (signe -)

A combien se monte le solde ? + 10 Mds

Le solde des transports de marchandises est stable autour de 0 en 2008, 2009 et 2010, pour des volumes annuels de l’ordre de 10 Mds .

Le solde du tourisme et des voyages professionnels est traditionnellement positif, mais en réduction continue depuis 2007 (12 Mds) jusqu’en 2010 (6,1 Mds). La valeur des dépenses des étrangers en France est d’environ 35 Mds par an.

Le solde des autres services (financiers…) est positif de 3,9 Mds en 2010, et il est traditionellement positif de quelques Mds; les volumes échangés représentent environ 50 Mds par an.

3.  Le solde des revenus des investissements

 qu’est-ce qu’un revenu d’investissement ? 

Quelqu’un qui investit (achète) des parts dans une entreprise,  un appartement pour le louer, espère en contrepartie de son investissement recevoir des revenus (des dividendes pour ses parts dans une entreprise et des loyers pour son appartement).

Qu’est-ce que le solde ?

Le solde mesure la différence  entre la rémunération des investissements réalisés par des étrangers en France et la rémunération des investissements réalisés par des résidents français à l’étranger…

petit exemple pour faire plus simple :

Un Français achète un appartement à Rome et le loue : le loyer est un revenu qui entre en France (signe +)

Une entreprise étrangère prend 40% du capital d’une entreprise française et à ce titre elle reçoit 40% des dividendes distribués : les dividendes sont un revenu qui sort de France (signe -).

A combien se monte le solde ? + 26,6 Mds

Le solde est positif sur 2008,2009 et 2010, de l’ordre de 25 Mds environ. Cest la conséquence d’investissements français à l’étranger générant des revenus plus importants que ceux des investissements étrangers en France.

4.  Le solde des salaires

Tout le monde sait ce que c’est qu’un salaire; mais que vient-il faire ici dans cette rubrique ??

Qu’est-ce que le solde des salaires ?

L’explication est très simple : il s’agit ici de mesurer la différence entre la rémunération des frontaliers français travaillant à l’étranger et celles des étrangers frontaliers travaillant en France.

A combien se monte le solde ? 10 Mds

Il est positif sur 2008, 2009 et 2010, stable autour de 10 Mds.

 5.  Le solde des transferts d’argent

qu’est-ce qu’un transfert d’argent ?

 Quelques exemples simples :

Un résident Français envoie de l’argent à sa famille dans son pays d’origine.

l’Etat français finance une organisation internationale

 Qu’est-ce que le solde ?

Le solde mesure la différence  entre les transferts de France vers l’étranger et ceux de l’étranger vers la France

A combien se monte le solde ? -26,5 Mds

Il est régulièrement négatif, de l’ordre de – 25 Mds sur 2008, 2009 et 2010.

 Définition

La balance des transactions courantes est une présentation synthétique de certains échanges d’argent (ou transactions financières) entre les résidents français (intermédiaires financiers = banques et compagnies d’assurance principalement, entreprises, ménages et administrations publiques…) et les non-résidents (le reste du monde).

Pour être un peu plus clair…

Que veut dire résident ?

Sont considérées comme résidentes, les personnes physiques, quelle que soit leur nationalité, qui ont leur domicile principal en France. Les personnes morales (entreprises ou institutions) françaises ou étrangères sont résidentes pour leurs seuls établissements situés en France. Une usine Renault installée en Espagne est non résidente ; une usine Toyota installée en France est résidente.

De quels échanges d’argent parle-t-on dans la balance des transactions courantes ?

Il s’agit d’échanges d’argent entre les résidents français et le reste du monde.

On détaille 5 grandes catégories d’activités générant ces échanges d’argent :

  • importations - exportations de biens
  • achat –vente de prestations de service
  • revenus des investissements
  • les salaires
  • les transferts d’argent

 

Pourquoi parle-t-on de balance ?

Ces 5 activités se traduisent par de l’argent qui entre « dans la poche » de résidents français et par de l’argent qui en sort ; on compare ce qui entre et ce qui sort, d’où le nom de balance. La balance est dite positive s’il rentre plus d’argent qu’il n’en sort; elle est dite négative dans le cas contraire.

On calcule une balance (ou solde) pour chacune des 5 catégories, et une balance globale, qui additionne les soldes des 5 catégories.

Pour ceux qui veulent faire l’analyse détaillée : http://www.banque-france.fr/fr/statistiques/economie/economie-balance/presentation-rapport-annuel.htm

Principaux commentaires sur son évolution depuis 1975  (hors inflation) :(fichier Excel de l’Insee  de référence t_1102)

Le PIB évolue sous la double influence de l’augmentation de la richesse interne produite, et de l’inflation (la hausse des prix) ;

L’important c’est de mesurer son évolution hors l’effet de la hausse des prix, afin de savoir si la richesse produite augmente ou pas.

Depuis 1975 le PIB a augmenté en moyenne de 2,0% par an. Tous les ans il est en croissance, sauf deux années de récession (1993 : 1ère guerre en Irak) et 2009 (suite 1ère crise financière mondiale d’octobre 2008) ; en 2008 sa croissance est nulle.

L’analyse par décennie montre une tendance au ralentissement :

  • 2,4% de croissance annuelle moyenne durant la décennie 80
  • 2% de croissance annuelle moyenne durant la décennie 90
  • 1,1% de croissance annuelle moyenne durant la décennie 2000-2010.

 La décennie 2000-2010 est  contrastée (1,6% de croissance annuelle moyenne durant la période 2000-2005 et 0,7% durant la période 2005-2010).

Pour mémoire le PIB 2010 s’élève à 1 933 Mds €;

Cette balance compare la valeur annuelle des importations et des exportations de biens d’un pays.

 Qu’est-ce qu’un bien ?

C’est tout ce qui est produit par l’industrie ou l’agriculture.

Ce qui est produit par l’industrie des services (banque, assurance, logiciel, nettoyage…) n’est pas considéré comme des biens.

 Ces biens peuvent être regroupés en 4 principales catégories :

  • Produits par l’agriculture, sylviculture, pêche
  • Produits par les industries agricoles et alimentaires
  • Produits manufacturés (biens de consommation, de l’industrie automobile, machines et biens intermédiaires = réutilisés pour fabriquer un produit final)
  • Produits énergétiques (pétrole, électricité, gaz, charbon)

 L’économie française importe et exporte chacune de ces différentes natures de biens.

Il est bien que cette balance soit déséquilibrée, et que la valeur des exportations soit supérieure à celle des importations ; dans ce cas l’économie du pays dégage un excédent par rapport au autres pays, et s’enrichit.

 Qu’est-ce que le taux de couverture des importations par les exportations ?

Pour comparer de façon commode importations et exportations, on divise la valeur des exportations par celle des importations, et on multiplie par 100 : c’est le taux de couverture des importations par les exportations.

 Si le taux de couverture des importations par les exportations est supérieur à 100%, cela signifie que la valeur des exportations est supérieure à celle des importations.

Si le taux est inférieur à 100%, cela signifie que la valeur des exportations est inférieure à celle des exportations.